Maroc : un message envoyé

Demi-finaliste en 2022, vainqueur officiel de la dernière CAN, le Maroc se présentait confiant pour son entame de Coupe du Monde face au Brésil. Malgré un changement de sélectionneur à trois mois du début du tournoi, Mohamed Ouahbi a pour l’instant relevé le défi qui lui avait été confié. Ayant su capitaliser sur les restes laissés par son prédécesseur en ajoutant sa patte, son système de jeu était d’ores et déjà clairement identifiable avant la première journée. 

Prêt pour son entrée en matière, le Maroc a livré une prestation qui a mis en lumière le manque de projet de jeu de son adversaire. Collectivement en place, leurs offensives ont dès l’entame mis la pression au Brésil. L’écrasante domination au milieu du double pivot Bouaddi – El Aynaoui a permis aux Lions de l’Atlas de maintenir leur bloc aux abords de la surface brésilienne, menant à une ouverture du score logique de Saibari magnifiquement lancé dans la profondeur par un Brahim réaxé.

Surclassant des brésiliens sans idées tout au long de la première période, la différence individuelle faite par Vinicius sur le but de l’égalisation a relancé les siens, qui ont su se remettre en place en deuxième mi-temps.

Les changements d’Ancelotti ont permis d’assainir le collectif et stabiliser le bloc, mais le Maroc restait supérieur dans l’expression de son projet de jeu – plus clair et identifiable, mieux exécuté.

Ce collectif mieux huilé a permis aux individualités de se mettre en avant, la prestation de Bouaddi en exemple le plus marquant, mais aussi celle de Mazraoui en latéral amené à rentrer dans le coeur du jeu.

Si les hommes de Ouahbi peuvent regretter de ne pas avoir alourdi le score, ils s’en sortent avec une prestation collective parmi les meilleures du tournoi jusqu’ici, et devront confirmer au prochain match.