Belgique : Tops et Flops de la première journée

Favorite du groupe sur le papier, la Belgique a calé d’entrée en début de semaine face à une équipe égyptienne en place collectivement. Si ce 1-1 n’était pas le résultat escompté, les Diables Rouges ressortent cependant de cette rencontre avec des apprentissages importants pour la suite du tournoi.
Flop : Amadou Onana
Aligné aux côtés de son coéquipier en club et capitaine Youri Tielemans, Onana a délivré une prestation très en deçà de ses standards habituels. Hors du rythme, il a régulièrement mis en danger son équipe par des interventions défensives en retard sur la construction adverse, trop souvent loin de son adversaire direct au marquage.
Offensivement, son incapacité à porter le ballon pour faire progresser le bloc et casser les lignes défensives s’est montrée préjudiciable.
Sa sortie pour Nicolas Raskin a fait du bien aux Diables dans l’entre-jeu, lui qui avait disputé la majorité des qualifications comme titulaire. Passage sur le banc à prévoir ?

Flop : Charles De Ketelaere en pointe
En l’absence de Romelu Lukaku, Rudi Garcia a posé le choix d’aligner De Ketelaere seul en pointe de son 4-2-3-1 comme lors des derniers amicaux – ce qui n’est pas son meilleur poste.
Recherché pour ses qualités de conservation, il n’a pas su exprimer son football au milieu de la défense égyptienne malgré quelques tentatives de jeu en déviation. Son incapacité à se démarquer n’a pas facilité la construction des actions belges, le manque d’espace n’arrangeant rien.
Charles De Ketelaere n’est pas l’attaquant de bout de chaîne dont a besoin la Belgique, et l’entrée de Romelu Lukaku l’a prouvé.

Flop : le manque de percussion sur les côtés
Il n’est un secret pour personne que le joueur offensif belge le plus important se nomme Jérémy Doku. L’Egypte, sélection historique, en a largement pris conscience et mis en place un plan visant à l’empêcher de s’exprimer. Systématiquement tenu par deux voire trois hommes, il n’a su faire la différence sur son côté en première mi-temps.
À droite, Leandro Trossard ne parvient toujours pas à reproduire en équipe nationale ses prestations anglaises, et a manqué dans ce match de qualités d’élimination pour compenser et percer un bloc compact – malgré une grosse activité avec et sans ballon.

Top : Doku réaxé
Pour contrer le plan anti-Doku parfaitement mis en place par l’Egypte, le choix de le repositionner dans un rôle axial a démontré son potentiel. Dans le cœur du jeu, il devenait bien plus compliqué pour l’adversaire de le museler par des prises collectives, et il s’est montré dangereux par les prises de balle dont il a le secret. C’est d’ailleurs cette évolution tactique qui a offert à Kevin De Bruyne son coup-franc, malheureusement sur le poteau.

Top : des options en charnière centrale
Alors que Zeno Debast et Arthur Theate semblaient encore se démarquer comme les seules options réellement viables dans ce secteur il y a quelques mois, la paire Ngoy-Mechele a terminé de prouver le contraire.
Malgré quelques approximations défensives, ils ont tous deux délivré une prestation solide. Pertinents dans les deux surfaces, leur association a de quoi donner de nouvelles idées au sélectionneur.

Top : l’entrée de Lukaku
Malgré une saison 2025-2026 à oublier du côté de Naples, Romelu Lukaku a une nouvelle fois prouvé son importance capitale sous le maillot des Diables Rouges.
Provoquant le but de l’égalisation dès son entrée, sa seule présence a pesé sur une défense égyptienne jusqu’alors inébranlable. Sa taille, son poids, son statut et ses qualités de finition seront rapidement indispensables à un bon tournoi belge.

